Référencement IA · Le périmètre du panel
Pourquoi ne pas mesurer Perplexity, Mistral ou Grok ?
Notre relevé hebdomadaire interroge ChatGPT, Claude et Gemini. À eux trois, ils représentent environ 86 % du trafic que les intelligences artificielles envoient vers les sites en France, selon les données SE Ranking pour janvier à avril 2026, dans une étude qui couvre janvier 2025 à avril 2026. Nous préférons trois moteurs mesurés en profondeur chaque semaine, avec dates, modèles nommés et preuves conservées, à une longue liste mesurée une fois pour une plaquette. Cette page explique ce choix, chiffres datés à l'appui, et dit précisément ce qui ferait entrer un nouveau moteur au panel.
Comment un moteur entre au panel
Un panel de mesure n'est pas une liste de logos : c'est un engagement. Chaque moteur ajouté multiplie les passages à répéter, les réponses à archiver et les promesses de cadence à tenir, semaine après semaine, selon notre charte de mesure. Nous n'ajoutons donc un moteur que pour une raison : parce que les acheteurs français s'en servent réellement pour choisir leurs fournisseurs. Pas parce qu'un concurrent l'affiche sur sa plaquette.
Les chiffres publics disent qui pèse aujourd'hui. Sur le trafic envoyé vers les sites français par les IA, parts de janvier à avril 2026 : ChatGPT 77,2 %, Perplexity 8,82 %, Gemini 6,30 %, Copilot 3,72 %, Claude 3,01 %. Mistral : 0,89 % sur l'ensemble de la période, janvier 2025 à avril 2026. Grok n'y produit pas de trafic mesurable dans la durée. Source : SE Ranking, données agrégées de plus de 100 000 sites reliés à Google Analytics.
Une surface s'ajoute à ce panel de trois assistants, sur une autre cadence : depuis le 26 août 2026, nous relevons chaque trimestre les Aperçus IA de Google, ces réponses générées en haut de la page de résultats. Ce relevé est publié à part, sur la page du Baromètre, et n'entre jamais dans le compte hebdomadaire.
Perplexity : le premier candidat, et pourquoi il attend encore
Perplexity est la deuxième source de trafic IA en France sur ces données. Ce n'est pas rien, et nous ne dirons pas le contraire. Deux choses le tiennent pourtant hors du panel hebdomadaire.
D'abord, une part de trafic n'est pas une part d'usage. Perplexity affiche des sources sous chaque réponse, c'est sa conception même ; mécaniquement, sa part du trafic sortant vers les sites dépasse sa part réelle dans les conversations. Ensuite, notre critère est celui des acheteurs : dans nos échanges avec des dirigeants de PME françaises, la question « que dit Perplexity de nous ? » ne vient jamais. Le jour où elle viendra, Perplexity entrera au panel, et cette page l'écrira. C'est aujourd'hui le premier candidat, et nous réexaminons ce périmètre à chaque relevé trimestriel, sur données tierces datées.
Mistral : le champion français, et un chiffre honnête
Mistral est le champion français, et nous serions heureux de le voir peser. Les données disent autre chose aujourd'hui : 0,89 % du trafic IA en France sur la période mesurée. Beaucoup d'entreprises françaises croisent en réalité les modèles de Mistral sans le savoir, intégrés dans des logiciels métiers ; mais un relevé de citations mesure les moteurs auxquels un acheteur pose ses questions, et cet usage-là reste marginal. Même règle que pour les autres : si l'usage change, le panel change, et la modification sera datée et expliquée ici.
Copilot et Grok, pour être complets
Copilot pèse 3,72 % sur les mêmes données, davantage que Claude. Nous ne le mesurons pas, et ce n'est pas un oubli : Copilot est une surface Microsoft, mais le moteur qui répond dedans est celui d'OpenAI, déjà au panel par ChatGPT. Mesurer l'habillage en plus du moteur ne dirait rien de neuf sur ce que l'IA sait de votre entreprise. Grok, lui, ne produit aujourd'hui aucun trafic mesurable vers les sites français : il n'y a rien à mesurer honnêtement.
Une réalité d'ensemble mérite d'être dite : l'essentiel des systèmes d'IA que les entreprises françaises utilisent au quotidien, assistants intégrés compris, s'appuie sur des modèles américains. Mesurer ChatGPT, Claude et Gemini, c'est mesurer les moteurs qui écrivent réellement les réponses que lisent vos acheteurs.
Les panels larges mesurés une fois
Certains confrères annoncent des panels plus larges : six moteurs, cent cinquante questions. Regardez alors ce que nous regardons dans le registre du marché : la mesure est-elle datée, le modèle est-il nommé, les questions sont-elles figées avant le test, les passages sont-ils répétés, les réponses brutes sont-elles conservées ? Un panel large mesuré une fois fait une plaquette. Un panel étroit mesuré chaque semaine, avec ses zéros publiés sur le baromètre, fait une mesure. Nous avons choisi la mesure.
Ce qui ferait bouger cette page
Le périmètre du panel est réexaminé chaque trimestre, sur données tierces datées, en même temps que notre relevé trimestriel. Trois déclencheurs précis feraient entrer un moteur : les dirigeants que nous rencontrons se mettent à poser la question, une source tierce sérieuse lui donne durablement un poids réel dans les usages français, ou nos propres relevés montrent qu'il façonne les réponses que lisent les acheteurs. Chaque évolution du panel sera annoncée comme un changement d'instrument, datée, avec l'ancienne et la nouvelle règle côte à côte.